« Lettre à mon père » Adan Jodorowsky

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Adan Jodorowsky à posté le texte suivant sur son compte Facebook quelques jours avant l’anniversaire de son père Alejandro :

Il y a quelques mois, j’ai écrit une lettre à mon père. Puis une femme que je ne connais pas, émue, m’a proposé de la traduire pour que les personnes qui parlent français puissent la lire. La voici.

Traduction: Mélanie Skriabine

Lettre à mon père.

« Cher père, Alejandro. Toi qui as toujours pensé qu’appeler « papa » son père est une erreur. Que « papa » et « maman » sont les premiers mots qu’un bébé est capable de prononcer et que de continuer de les appeler ainsi étant adulte signifie maintenir sa progéniture prisonnière d’un statut d’enfant. Toi, qui m’as dit: « Je ne m’appelle pas Papa, mon nom est Alejandro; je ne t’appelle pas Ada, dada ou adadá… »
J’écris cette lettre ouverte parce que je veux que le monde sache que l’amour entre un père et son fils existe.

Je vois tant de cas de pères absents ou qui n’acceptent pas leurs enfants tels qu’ils sont. C’est pour cela qu’aujourd’hui je veux que tout le monde sache ce que peut être une vraie relation d’amour et de respect.
J’espère que cela puisse être utile à cette planète; que cela serve d’exemple pour qu’une transformation positive s’opère en ce monde et que cessent de se créer les guerres qui ne sont que la conséquence de la colère refoulée.

T’appeler Alejandro ne m’a rien enlevé. Bien au contraire, je ne te voyais pas en tant que figure emblématique ou un être supérieur, je te voyais en tant qu’allié. Un être plein de bonté. T’appeler Alejandro est au monde la chose la plus tendre et merveilleuse qui soit. Et le fait que je me sois senti différent des autres enfants, a fait naître en moi une grande force.
Tu ne m’as jamais éduqué dans la peur, tu ne m’as jamais frappé. Tu me parlais, m’expliquais tout et te préoccupais de m’enseigner tes pensées, me laissant libre d’être celui que je devais être et non celui que tu voulais que je sois. Te souviens-tu ? Tu avais pour habitude de t’asseoir près de moi et de me lire des contes japonais pour m’initier à une philosophie de vie.
Tu as formé mon esprit pour me préparer comme un guerrier à recevoir les coups de la vie, à faire face aux discours stupides et à l’imbécilité humaine. Mais tu m’as aussi appris à reconnaitre la beauté dans la laideur. Je me souviens qu’un jour tu m’as dit « je vais t’apprendre à penser ». Nous étions en Espagne, en vacances sur une île et chaque matin tu me donnais des cours de réflexion. Chaque père devrait enseigner à son enfant la réflexion. Les enfants ne sont évidement pas stupides, ce que vous leur enseignez restera en eux à jamais. Grâce à ça, tu m’as marqué pour toujours.
« Qu’est-ce que Dieu ? Qu’est-ce que l’univers ? Quel est notre but dans cet univers ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Suis-je un corps habité d’une âme ou une âme habitant un corps ? Ta vérité est une vérité, pas la vérité…. »

Tu m’as appris à parler en tant que personne délicate et consciente. Quand j’étais enfant, tu me parlais doucement mais comme à un adulte, tu ne m’infantilisais pas en me parlant d’une voix de dessin animé. Les parents ont l’habitude de parler à leurs enfants comme s’ils étaient des poupées, mais toi, tu me parlais comme on parle à un être humain. Puis, tu m’as montré comment communiquer avec autrui et au lieu de parler par affirmation dans une conversation, j’ai appris à commencer mes phrases par: « selon ce que je pense et je peux me tromper…. »

Dans un combat, au lieu d’accuser l’autre, tu m’as appris à exprimer ce que je ressentais et ce qui était la cause de la discussion en moi. Tu ne m’as jamais fait part de tes difficultés financières, pour que l’argent ne représente pas un fardeau à mes yeux. Je vivais dans un paradis. Un enfant doit voir la vie comme un paradis. Le contraire produit des êtres angoissés, épouvantés à l’idée de devoir faire face à leur propre existence.
Lorsque j’étais en colère, au lieu de me la faire contenir, tu m’as pris par la main pour m’amener dans le jardin et tu m’as fait détruire une chaise en mille morceaux. Tu ne peux pas t’imaginer le bonheur que m’a procuré le fait de mettre cette pauvre chaise en morceaux. Je t’ai dit: « Mais si je la casse, nous n’aurons plus de chaise… » ce à quoi tu as répondu que ce n’était pas important, que tu en achèterais une autre. Pour toi, le matériel n’avait pas d’importance, aucune valeur. La seule valeur à tes yeux était celle d’être humain.
Au lieu de réprimer ma créativité, tu m’as acheté des pinceaux pour que je puisse peindre sur les murs de ma chambre. Rien ne m’était interdit. Lorsque je faisais une erreur, nous en parlions et la corrigions. Tu avais confiance en moi et dans mes propres limites, celles que je m’étais fixé moi-même. Je pouvais tout demander et faire. J’étais un enfant et nous parlions ouvertement de sexe, sans morale religieuse qui aurait pu nous laisser penser que c’était quelque chose de fou. Quand quelqu’un faisait l’amour dans la maison, le lendemain c’était la fête.
Quand je voulais un instrument, au lieu de penser que c’était un caprice, tu m’achetais un piano, une trompette même si je ne l’utilisais qu’un seul jour. Tu disais que tout était utile dans la vie. Et c’est vrai, tout ce que j’ai demandé et que tu m’as donné dans mon enfance, m’a aidé. Absolument tout. Tu n’as jamais fixé aucune limite à ma créativité.Tu m’as appris comment méditer, tu m’as donné des livres.

Bien que ma mère et toi vous soyez séparés quand j’avais 8 ans, tu ne m’en as jamais dit de mal. Tu n’as pas essayé de détruire l’amour que je lui portais. Et tu as créé une relation d’amour entre mes frères et moi, sans esprit de compétition, nous aimant chacun différemment.

Tu m’as appris à croire que tout est possible dans la vie. Et comment ? Je vais te rappeler comment: un jour nous étions dans les rues de Paris cherchant une paire de chaussures et jusqu’à ce que je trouve la paire parfaite, nous n’allions pas laisser tomber. Nous sommes rentrés dans quinze boutiques jusqu’à ce que je trouve ce que je voulais vraiment. Merci père de mon coeur, grâce à ça, aujourd’hui, je ne laisse pas tomber et ce jusqu’à ce que je sois totalement satisfait de ce que je crée. Tu m’as aussi appris que lorsque quelque chose ne fonctionne pas, il est possible d’emprunter d’autres chemins qui mènent à ce que l’on désire et souhaite réaliser..

Quand je tombais dans la rue, tu me disais: « Samourai! » pour qu’à chaque pas, mon regard sur le monde soit conscient. Le Samourai ne se laisse jamais distraire. Je me sens vivant Alejandro, tellement vivant. Je ne t’ai jamais vu abattu. Tu te rends compte ? Tu ne t’es jamais plaint ou ne t’es laissé submergé par les difficultés de la vie. Tu ne m’as jamais montré tes angoisses. Tu m’as appris à être heureux, à penser que la vie est une fête. Tu m’as appris à ne pas me mettre à fumer quand les adolescents le font. Tu m’as expliqué que j’étais un enfant confiant et que je n’avais pas besoin d’une cigarette pour séduire, être adulte ou accepté des autres. Je me suis senti fort, tellement fort. Tu m’as appris à m’aimer et à respecter mon temple, mon corps.

Je te regardais écrire huit heures par jour, toute ta vie dédiée à ton art.
Tu as trouvé l’amour réel à tes 75 ans. Tu as rencontré ta femme, Pascale et c’est la plus belle histoire que j’ai jamais vu de toute ma vie. Tu m’as permis de croire en l’union de deux âmes. Maintenant j’ai foi en l’amour à tout âge.

Quelques fois tu me demandes: « Comment te sens-tu mentalement, physiquement, sexuellement, émotionnellement ? » Tu communiques avec tout mon être. Quand je viens chez toi, je m’assois face à toi et tu me regardes, tu me parles de ta vie, demandes au sujet de la mienne et nous essayons de faire en sorte que nos monologues soient égaux en temps pour que nous puissions avoir une conversation équilibrée et que personne ne parle plus que l’autre.
Tu t’inquiètes pour moi sans envahir mon espace. Mais tu me dis toujours que tu m’aimes. Chaque parent devrait le dire à son enfant.

Quand j’étais enfant et que tu devais partir voyager, tu m’appelais tous les jours, même si ce n’étais que deux minutes. C’était notre accord. Je ressentais ta présence. J’ai toujours ressenti que je pouvais compter sur toi. Chaque fois que tu disais quelque chose, tu le faisais. Et la chose la plus importante pour un enfant est qu’un père tienne ses promesses. Une fois, je suis parti en classe verte avec l’école et je me suis senti si mal avec les autres enfants, je me sentais si différent d’eux que je t’ai appelé en pleurs. La nuit même, tu es venu en voiture. Tu as fais 400 kilomètres pour venir me sortir de l’enfer. Et on est rentrés ensemble, en chantant. Tu m’as dit qu’un enfant ne doit jamais souffrir parce que les jeunes années sont sacrées.

Tu sentais toujours mes cheveux et ma peau en me disant que je sentais merveilleusement bon. Tu me disais toujours que j’avais du talent, que j’étais beau, que j’étais un prince. Tu me caressais, me touchais, me serrais dans tes bras. J’étais aimé. Le matin je frappais à ta porte et je courrais me glisser dans ton lit près de toi pour que tu me serres dans tes bras. Avec ma tête sur ta poitrine, j’écoutais ta respiration et ton coeur battre. Puis nous avions l’habitude de petit-déjeuner dans un café en face de la maison et tu me parlais de livres, de films, de découvertes que tu avais fait, de nouvelles idées spirituelles auxquelles tu avais pensé.

En ce moment même je pleure d’émotion parce que je n’ai jamais pris le temps de te dire tout cela. Tu es un père merveilleux. Mes larmes coulent, mais ces larmes sont des gouttes d’amour.

Tu m’as toujours emmené avec toi à tes conférences, tes séminaires, je t’ai vu soigner les gens, leur donner le sourire, calmer leurs peurs. Nous avons travaillé ensemble au théâtre, au cinéma, sur mes chansons. Comme c’est magnifique de pouvoir créer quelque chose en famille.
Quand j’ai eu des doutes, tu as toujours été là. Tellement présent, que si tu n’étais pas à mes côtés aujourd’hui, je pourrais toujours entendre ta voix dans mon esprit, me conseillant. Je t’ai tatoué en moi, pour toujours.

Tu m’as sauvé Alejandro, de ce monde cruel, de ce chaos qu’est la vie. Tu m’as montré le plus beau de tout. Tu m’as tenu éloigné de toute pensée bourgeoise, de toute illusion, de toute pensée religieuse. Tu m’as appris à ne pas me fixer de limites. Tu m’as enseigné que je suis un homme libre. Libre de la folie des hommes, libre des guerres, des peurs. Tu m’as appris que la réalité dans laquelle je vis n’est pas la seule réalité, qu’il n’y a pas de limites, que mon horizon ne se limite pas à une maison, un pays ou un monde mais qu’il est l’univers tout entier, l’infini.

Pourquoi m’as-tu fait peindre sur les murs de ma chambre ? Je me le suis tellement demandé. Pourquoi me donner la liberté de faire ce que je voulais ? J’ai compris que tu m’avais enseigné à créer, à libérer mon esprit, à vivre sans contraintes, sans murs. Que ces murs étaient illusoires, invisibles et qu’en les peignant je pouvais passer à travers eux.

Tu m’as appris à parler: ni trop, ni pas assez, puis à mesurer le volume de ma voix, qu’elle soit une caresse pour les autres. Tu m’as appris à respecter le champs énergétique, l’aura d’autrui. Tu m’as appris à me fier aux arcanes du Tarot. Et tu m’as montré que les symboles sont de l’art. Tu m’as appris que la vie est magique et que les miracles sont partout. Tu m’as appris que Dieu est une énergie qui vit en nous et non un être sévère crée par des écrivains. Tu m’as ouvert un compte à la librairie et grâce à toi j’ai découvert la poésie. La Poésie ! Je me souviens que nous nous asseyions sur la table de la salle à manger et que chacun lisait son poème.

Tu n’as jamais eu d’amis superflus, les seules personnes qui entraient dans notre maison étaient celles que tu souhaitais aider ou des personnes talentueuses. Des poètes, des philosophes, des chanteurs, des médecins, des cordonniers, des saints, toutes sortes de personnes mais riches d’esprit. Tu n’as jamais perdu ton temps dans des discussions superficielles. Je ne t’ai jamais vu saoul ou drogué. Je t’ai seulement vu développer ton esprit et ton talent d’une façon positive afin de changer le monde et de lui apporter quelque chose.

Durant de nombreuses années, tu as eu le sentiment d’être un écrivain raté et regarde ce que tu as fait. A l’âge de soixante ans tu t’es libéré de ce sentiment, tu as publié plus de trente livres. Aujourd’hui, alors que tu as quatre-vingt-six ans tu es un écrivain avec un tel succès. Tout cela parce que tu crois en toi. Quel exemple tu es. Combien de personnes ne croient pas en ce qu’elles sont et cherchent une issue, incapables de voir que tout en elles est énergie vibrante depuis le premier jour! Tout est en nous!
Tu m’as parlé de ce qu’est vieillir comme de quelque chose de beau et grâce à toi j’apprécie chaque année qui passe sans crainte de la mort. Grâce à toi je sais que tout est possible dans la vie, n’importe quand.

Je vois l’amour dans tes yeux lorsque tu me regardes. Tu m’as aimé et tellement donné que je t’aime sans limites. Tu as crée l’être qui écrit en ce moment. Tu as crée l’amour que je te porte. Tu as parfaitement appliqué cette phrase que tu as écrite et qui s’est révélée si vraie: Ce que tu donnes, tu te le donnes à toi-même, ce que tu ne donnes pas, tu te l’ôtes à toi-même.

Merci de me donner cette vie.

Ton fils Adan qui t’aime. »

Photo : Alejandra Vilchis pour « La mort d’Amador » Mars 2012

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63 réflexions sur “« Lettre à mon père » Adan Jodorowsky

  1. Whaou!!!! Merci Adan! Cette lettre est un vrai miracle de la vie! Un miracle qui est arrivé dans ma boîte mail pile poil au moment où j’avais besoin d’un tel exemple pour me guider! Quelle synchronicité! Moi qui suis mère d’un petit ange de 2 ans et demi, mes questionnements quant à la façon dont j’allais le guider au mieux, et lui transmettre l’expérience de sa liberté, de sa créativité et de l’amour de la vie et des autres était un refrain incessant, obsédant! Et bim, je suis tombée sur ta lettre, qui même dédiée à ton père me servira de socle pour guider Elijah au mieux! C’est magnifique ce que tu ressens, et j’aimerai que mon fils ressente la même chose dans quelques années! Il y a juste un aspect qui n’as pas été abordé, et pourtant je suis curieuse de savoir comment cela s’est passé pour toi! Quel a été ton mode d’éducation scolaire? Je crains l’éducation classique pour Elijah car trop limité…je pense à des écoles alternatives mais tellement chères…comment cela s’est passé pour toi s’il te plait?

    • Voilà comment un miracle se produit sur un être quand l’autre a tant d’humilité et d’empathie sur son propre apprentissage de la vie!
      Quelle belle leçon d’amour du père, quelle récompense sur la vie et immense respect à son fils!
      Quelle magnifique hommage du fils vers l’être le plus accompli qui a su lui montrer le chemin de sa liberté!
      Touchant, sublime, exemplaire. MERCI de pouvoir le lire.

    • Bonjour Gaelle,
      Mon père m’as plus ou moins éduqué d’une façon similaire, c’est pourquoi je me permets de te répondre.
      Je te conseilles une école alternative, j’ai moi-même été dans une école Montessori , puis par manque d’argent car effectivement cela coûte de l’argent, j’ai été dans une école calendrette bien moins chère !
      C’est une école ou l’on parle occitan , avec une pédagogie alternative, mais quel paradis en tant qu’enfant quand j’y repense! Et de pouvoir parler une autre langue dès le plus jeune âge m’as tellement aidé et m’aide encore.
      Ma mère à l’époque étudiante en psychologie à fait des stages dans des écoles alternatives et a choisit de nous y placer ma sœur et moi .
      On était vraiment solidaires entre nous, on n’avais pas de notes mais des ceintures de couleurs, un peu comme au judo, pour chaque matières, puis pour chaque exercice bien fait on recevait une monnaie que l’on avait créée et qu’on pouvait utiliser à la fin de la semaine pour acheter des objets que les autres élèves avaient décidés de vendre ou des choses qu’ils avaient fabriqués; on développait ainsi une approche saine du monde de l’argent ! Et lorsqu’on n’étais pas sage, bavardait ou autre le chef de table (qui était un élève assez mature aidant les 4 autres élèves attablés en rond ensembles) le communiquait à la fin du cours à l’instituteur qui ensuite donnait moins de « monnaie » à l’élève. Cela marchait de manière très saine. On avait l’impression d’être une famille enfant et professeurs.
      On faisait des réunions tous les lundis ou chacun à tour de rôle pouvait raconter son week-end ou présenter une chose qui nous intéressait (musique, livre, instrument …) cela nous faisait prendre conscience des autres. Tous les vendredis on avait aussi une réunion ou tout le monde en cercle pouvait s’exprimer librement tour à tour faire des propositions, des remerciements, des critiques, on réglait les problèmes ensemble, chacun pouvait proposer une idée sur comment le résoudre et on proposait des projets également.
      Beaucoup de sorties en extérieur où l’on apprenais le nom des plantes etc .. On avait un jardin dans lequel on pouvait participer.
      On animait des émissions de radio en occitan aussi, on créait des films, des pièces de théâtre. Cela m’as appris à développer ma communication et d’être très alaise à l’oral. A l’écrit aussi, on faisait chaque semaines une présentation de textes (qu’on avait rédigé dans la semaine) devant toute la classe et à la fin, yeux fermés on élisait un texte qui était ensuite publié dans le journal de l’école.
      Les cours était très interactifs, ce qui captivait les élèves. Et on avait des atelier créatifs toutes les semaines. Tous les midis on faisait 30 minutes de chant.
      Je recommande vivement ces écoles ouvertes, très peu chères, et qui traitent les enfants comme des humains à part entière en leur attribuant une place équitable et leur permettent de développer et explorer leur part créative et une meilleure compréhension de modèles de fonctionnement en société sains et qui marchent .

  2. Wow… Je suis émue par tant de beauté partagée. Merci de nous permettre d’être les témoins de cet amour si inspirant et juste. Je suis sans mots (ou presque ;-)) mais pleine d’une si bonne vibration ! Merci. Joyeux anniversaire à l’être magique qu’est votre père 😉

  3. Merci pour ces mots-témoignages si justes, tout le monde rêverait d’un père tel que celui-là…
    En étant réellement qui on est, en bravant le regard de l’autre et son jugement, en Osant, en suivant mon chemin propre, en étant vrai en toute chose, en ne cessant jamais de créer… je réalise que je suis un peu devenue une maman monoparentale qui ressemble à ton père ! Je n’ai pas de jardin où casser des chaises ni de sous pour acheter un piano ou un violon à mes gars… mais j’ai foi en D. …. un grand Merci pour ces mots d’amour et de reconnaissance Adan, merci à Mélanie pour sa traduction !

  4. Gracias Adan,
    La page est en français et je vais respecter la langue et les lecteurs, alors, Merci encore Adan pour une telle manifestation d’Amour et d’Admiration, de respect et de gratitude. Je voudrais partager avec toi (vous) mon premier long métrage intitulé Deux jours et demi, le temps que j’avais pour être avec mon fils, octroyé par le juge, le système, chaque deux semaines. voici le lien: https://vimeo.com/67662821 Le mot de passe est : lago
    Merci encore pour partager ton cœur ouvert, la raison pour laquelle je partage le mien.
    Au plaisir de nous croiser un jour,
    Pablo

  5. Merci de ce beau témoignage qui nous donne espoir! En te lisant ça m’a fait prendre conscience que j’ai fait du bon boulot avec mes deux enfants chéris. Merci encore de partager!

  6. Tout est touchant dans ce texte. L’amour d’un père qui ne cherche pas à s’ accaparer son enfant, à en faire l’être qu’il voudrait qu’il soit… Son respect face au choix de vie de son fils, l’attention qu’il lui manifeste sans se priver de s’exprimer aussi en tant qu’ adulte… Il me semble que, toute sa vie, Jodorowsky a invité le genre humain à sortir de sa coquille, à être soi même. Avec son enfant, il a mis l’amour en plus. Et son enfant lui rend un hommage émouvant et exemplaire.
    Je crois juste que si Jodorowsky avait laissé son fils l’appeler papa, rien n’aurait changé Dans leurs relations. Le mot papa est doux, il n’empêche personne de se réaliser, il convient seulement d’en faire bon usage. Mais tant de papas n’ont pas su être de vrais pères, alors si Jodorowsky a pris ce chemin, c’est que c’était la meilleure voie pour lui !

  7. Cette lettre est plus instructive que tous les manuels d’éducation que l’on peut lire!
    Je suis très émue et si contente que ce soit ma fille qui accouche bientôt qui me l’ait envoyée.
    Merci pour cet unique et vibrant témoignage ^_^ Virginie de Borchgrave

  8. Que de belles émotions j’ai eu en lisant cette lettre. Vibrant témoignage d’Amour, de Respect, de Libre Choix, de Confiance en Soi et en l’Avenir du Monde…j’en ai les larmes aux yeux. Je connais Jodo(pour les intimes) depuis + 30 ans et c’est le cinéaste, avec Fernando Arrabal qui m’a le plus marqué.
    Longue vie à cet auteur, poète, écrivain que j’admire et que j’aime…puisse tu vivres encore longtemps. Bonne route et j’espère te revoir au Québec bientôt!
    Jocelyn B.

  9. L’amour d’un père, pourquoi est-ce si compliqué? Je suis heureux aujourd’hui de me réinventer chaque jour dans ce rôle, puisque n’en ayant aucune référence, avec ce que ça comporte de doute, d’errance, de maladresse et de faiblesse, merci pour ce partage. Byz

  10. Cher Adan

    Je viens de lire cette très belle lettre à votre père. Je l’ai trouvée si belle ( j’ai versé quelques larmes) que je l’ai publiée sur le blogue de mon site internet que j’ai rediffusé sur Facebook. J’écris et peints pour la jeunesse, la beauté de ta lettre m’inspire à ce point que j’aimerais, si tu aimes mon travail, l’illustrer… Qu’en penses tu? Je t’en pris, vas regarder mon site à http://www.annouchkagravelgalouchko.com et reviens moi.

    Je viens de terminer d’illustrer un merveilleux texte de Daniel Odier, dont les enseignements me touchent profondément, publié originellement dans « Le grand sommeil des éveillés » aux éditions du Relié poche. Le texte s’appelle « Lettre à Éléonore », et qui répond aux questions fondamentales d’un enfant. Marc de Smedt cherche actuellement un éditeur jeunesse pour le publier, sous forme d’album avec mes images.

    À bientôt, je l’espère.

    Annouchka Gravel Galouchko

  11. Je ne suis pas sûr que son fils Brontis soit du même avis. Vu ce que Jodo a exigé de lui lors de la préparation de Dune. A voir l’excellent documentaire sur ce film qui ne s’est jamais fait : Jodorowski’s Dune.

  12. Je suis tellement ravie de lire cette lettre qui décrit cet homme fantastique qu’est Alexandro
    mon Professeur de Tarot , j’ai eu cette chance de prendre des cours privés avec lui il y a quelques années et je n’ai jamais oublie mes larmes lorsqu’il disait des choses qu’il ressentait et qui étaient si justes …. Un Monsieur extraordinaire patient, drôle et bon pédagogue . J’ai eu beaucoup de chance de le rencontrer et je garde précieusement une photo avec lui.
    Bravo Adan, Amitiés de su padre hasta luego

  13. Merveille que ces lignes aimantes et aimantées par l’amour d’un père pour son fils. Merci Adan. J’ai eu la chance de travailler quatre jours en stage à Sanary avec votre père…je n’oublierai jamais tout ce que j’ai compris ces jours là ! Un Fou , un Maître, un Génie !!!!

  14. miile fois bravo pour cette lettre qui temoigne de l amour entre une fils et sont pere existe,chose parfois bannie ou non exprimee par de nombreux hommes peres ou fils sans doute par pudeur ou manque de communication au non d une virilite tres discutable! merci a vous qui par le partage de cette lettre avez fais revivre en moi pour quelque minutes tres intense la rela tion presque semblable que j ai eue avec mon pere malheureusement partis trop tot! je suis pere depuis 8ans et chaques fois que je suis avec mon fils je sent que mon pere est avec nous,c est de l amour et l amour ne meurt pas!

  15. j’ai choisie alejandro comme père spirituel , dans l’appartement prés de la gare de Lyon a paris nous nous retrouvions une vingtaines pour l’arbre généalogique avec passion puis des stages en Ardèche des conférences le taros dans des bars des conversations qui on ouvert ma conscience bravo Adan pour cette lettre qui vient du cœur ton pere un etre fertile avec une ame de chamane tres profonde . le meilleur pour vous votre famille .david

  16. SUPER BEAU REMERCIEMENT !!! J AI VU ALEJANDRO JODOROSKY EN CONFÉRENCE A MONTREAL ET J AI PLEURÉ D AMOUR EN ÉCOUTANT CE QU IL DISAIT C EST UN HOMME PLEIN D AMOUR BRAVO !!! OUI LES MIRACLES EXISTENT

  17. J’ ai eu l’honneur de rencontrer ton papa et un de tes frère,lors d’une représentation à Bruxelles,c’était un moment incroyable pour moi,j’avais avec moi le livre de la psychomagie et il me l’a dédicassé ,on a parlé en espagnol,je savais que ça allait être la seule foi que j’allais le rencontrer,voir son beau sourire qui m’émerveille encore aujourd’hui!ton papa a changé ma vie!j’ai pu transmettre et je continue bien evidemment! l’amour et la confiance,j’ai réussi à croire en moi,à évoluer pour que tout ce qui se passe chaques jour soit un bonheur même dans des moments difficiles,il a réussi à me transmettre une certaine ligne de conduite,une confiance en la vie,je suis aujourd’hui une femme épanouie et mes enfants sont magnifiques,quand je lis ta lettre c’est exactement ce que mes enfants peuvent ressentir chaque jour quand ils sont auprès de moi ou loin de moi,merci d’avoir partagé et merci à ton papa!Vs êtes essentiels dans cette vie!

  18. Magnifique mais je pense que les enfants qui vivent une éducation telle que celle-ci doivent représenter un petit 10%, voir moins, en tout cas en Europe.

  19. Moi qui me croyais utopiste !!!! Mais non ça existe vraiment d’aimer de cette façon : la preuve ! Merci Adan. Et merci surtout de me laisser espérer que notre monde peut changer… en BIEN !!! Remplissez-vous encore et encore de cet Amour et faites-nous en profiter…. merciiii. Mireille de Marseille.

  20. Il est des textes que je trouve intéressants voire importants mais dont la longueur m’indispose…Cette lettre me touche profondément et j’ai dégusté chaque mot comme si j’imaginais revivre ma vie dans cette magnifique relation père-fils dont rêve tout enfant. Je suis arrivé à la fin de cette déclaration comme un enfant qui racle les bords de sa coupe glacée, cherchant l’ultime part de dessert pour satisfaire encore ses papilles! Assurément la plus belle déclaration d’amour d’un fils à son père qui peut servir de guide à tout adulte face à un enfant. Merci à Adan pour ce partage et à Mélanie Skriabine pour cette belle traduction.

  21. Merci de ce beau témoignage qui m a rappelé que J ai eu la chance avec Évé mon compagnon de passer une journée avec Alejandro , et sa famille à Paris en 1980 et c était la fête du matin au soir…rien n était tabou …les enfants avaient des étoiles dans les yeux …tout paraissait magique pour eux …et de voir et de participer à cette complicité a été un vrai bonheur.
    Merci d exister

  22. A 75 ans, je découvre un Bonheur nouveau, et grâce à cette sublime lettre d’Amour, je sais que j’ai loupé beaucoup de chose dans ma vie, c’est un vrai regret d’adulte, les larmes me sont venues naturellement, quel joie de vous lire cher Adan… quelle tendresse !!!!!

  23. J’ai eu la chance de photographier Adan. Il est un être d’exception. Jeune et déjà une magnifique personne. Cela se voit dans son regard, dans son sourire, dans chacun de ses gestes, qu’il parle, qu’il danse ou qu’il chante. Simplement parce que c’est un être vrai. Il sait d’où cela vient et il sait le transmettre à son tour ! ❤

  24. Pour certaines choses je sens de grandes affinités, pour d’autres, il y a encore du travail de ma part, mais cette lettre me dit que je suis sur la bonne voie et me donne un tas de courage. Merci de tout coeur au père et au fils et à ma fille grace à laquelle elle m’est parvenue….
    Une mère reconnaissante
    Gioia

  25. Quel bel hommage à Alessandro, beaucoup d’émotion à cette lecture. Je suis une « Fan » de Jodo et regrette de ne plus l’entendre dans ses cafés de la magie. Heureux anniversaire et longue vie à vous deux . Amicalement.

  26. Magnifique !
    L’amour abat toute peur.
    Il ne faut pas avoir peur de se laisser diriger par son coeur. Combien de père n’osent pas sous prétexte que celà fait « femme » ou « tapette » d’agir avec tendresse écoute et protection auprès de ses enfants ?
    Tant de petits garçons sont élevés avec l’idée de se couper de ses émotions, d’être un homme fort.
    La force de l’homme est dans sa vulnérabilité (homme comme femme), reconnaître sa vulnérabilité et toujours écouter les besoins de son enfant.

    Ne jamais couper l’enfant du monde en le désocialisant (écoles alternatives parfois trop sectaires), mais en lui donnant des réponses à ses peurs et l’aider à surmonter les difficultés de la vie, c’est un travail de chaque jour, tout comme un jardin, il faut prendre soin de ses roses, de sa terre intérieure, afin de prendre soin de la chair de sa chair..Si le parent n’est pas à l’écoute de son enfant, le rabaisse, le dénigre, le raille, il lui démolit la vie.

    A chaque moment de la vie on peut revenir sur des choses avec ses enfants, quels que soient leurs âges actuels, et dire « là j’ai failli, je n’aurai pas dû, qu’en as -tu pensé ? », il n’y a pas d’âge pour réparer ses erreurs et s’aimer, c’est à tout instant de la vie, à quoi bon les regrets ? Non, il faut reprendre les choses et guérir les blessures tant que la vie est là pour nous permettre de le faire.
    Aimez vous tous déjà et c’est un grand pas vers la vie :).

    Tant de gens partent de la vie sans avoir cicatrisé les blessures avec leurs enfants, quel dommage.

  27. une saine différence entre l’autorité et l’autoritarisme…que l’enfant se sente à la hauteur, à égalité
    e quality en anglais…et à même plus tard d’apporter ainsi la qualité dans sa vie et celle des autres

  28. Il y a 30 ans, Alejandro nous faisait découvrir la lecture du Tarot avec quelques amis réunis à la maison… magicien déjà, magicien toujours que je retrouve dans cette lettre magnifique…;

  29. Bonjour Adan, Merci pour ce message de vie et d’hommage à un grand Monsieur qui est dans ma vie depuis très longtemps…. à un Père symbolique, un être créatif qui m’a également permis de conserver ma fantaisie et de croire en moi. Cette lettre est une piqûre de rappel quant à ma relation à mon fils. Un grand grand Merci à vous deux.

  30. j’ai la chance extraordinaire d’avoir eu un père semblable mais je n’oublie pas ma mère car à deux ils ont formé un merveilleux couple d’amoureux tout au long de leurs vies.
    j’ai trouvé ma place au sein de cet amour. je n’étais pas sur un piédestal mais j’étais aimé par eux.
    ce que je suis je leur doit. J’invite chacun a écrire et dire ce qui est ressenti au travers de l’amour des autres. J’ai eu la chance d’écrire à mes parents lorsque j’avais la quarantaine. je leur ai exprimé tout l’amour qu’il m’avaient donné et que j’ai reçu. Lorsqu’ils ont quitté ce monde j’étais soulagé de ne pas avoir raté ce rendez-vous.
    N’hésitez pas et écrivez a ceux qui vous aiment et que vous aimez avant … qu’il ne soit trop tard.

  31. merci. je me sens imprégnée de ce texte de 1000 façons comme si… et il m’enrichit,m’aidant à me révéler à moi-même tant de choses précieuses, c’est une bonne
    journée ❤

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