Alejandro Jodorowsky, poème du 29 juillet 2011

De mon rêve à tes rêves
Je dédie ces paroles.

Sur le marais de la mémoire
En cet instant s’ouvre comme une fleur de lotus
Ma conscience
Étirant ses facettes
De diamant invisible
C’est l’infinie et simple satisfaction
D’avancer immobile sur la rapide échine du temps
Enroulé à mes côtés
Comme une couleuvre qui sans cesse change de peau
À mes côtés, les diamants descendus
Dans nos corps, dans nos esprits,
Comme un orchestre dont les instruments résonnent avec les autres,
Vibre, saturé de paix, l’Univers.

Conscience immobile
Dans le torrent de la matière
Île lucide dans le rêve cosmique,
Muette éternité enracinée dans l’impermanent
Un grain de sel qui donne du goût à tout l’océan
Cette allégresse
Cette euphorie
Cette extase
D’être, d’être immobile, inchangeable
Dans l’ignorance totale
Traversé par tout
Porte ouverte, tunnel d’air,
Œil qui voit, sans retenir aucune image,
Oreille traversée, par les voix incessantes,
Toutes les odeurs, transformées en parfum
Tous les bruits, s’ordonnant en exquise mélodie.

Depuis des temps reculés, le chant des oiseaux
À tenté de venir jusqu’aux hommes
Les maîtres animaux, sans cesser
nous montrent le chemin de l’obéissance
Et les plantes resplendissant le vert de la vie éternelle
Nous accordent l’espérance.

De mon rêve à tes rêves
Je dédie ces paroles.

Alejandro Jodorowsky

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