La Liberté

 

L’arbre décida de voyager.
Quand il parvint se détacher de la terre,
il se rendit compte que ses branches étaient des racines célestes.

Alejandro Jodorowsky

Illustration : Boucq

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2 réflexions sur “La Liberté

  1. Un jour, terrifiée par des bruits en provenance de la forêt (grognements rauques de chiens sauvages ?), je grimpai dans un arbre. J’y trouvai quelques branches aussi accueillantes qu’un hamac et m’y installai confortablement. Mon regard sondait l’immensité du ciel où, peu à peu, s’allumèrent les astres de la nuit. Et je rêvais, exaltée, en communion avec ce qu’à l’époque j’appelais « Dieu »…Un éclair de conscience déchira cette belle rêverie : si je restais là haut, perchée dans cet arbre, je mourrai de faim et de soif, et de solitude. Toute ma vie j’étais restée perchée dans ce que je croyais ou voulais être le monde, ce que je croyais ou voulais être l’invisible, fuyant le réel autant que la réalité, crevant de faim, de soif et de solitude, terrifiée par le monde, par la vie, par « Dieu »…Il me fallait à présent descendre de cet arbre, venir habiter ce corps de chair et de sang, vivre la réalité autant que le Réel…Long, lent chemin d’incarnation…Est-il possible de sentir les racines célestes sans avoir de bonnes racines terrestres ?…

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