L’âne perdu

Mulla Nasrudin avait perdu son âne. Il arpenta alors le bazar en demandant à tout le monde s’il pouvait l’aider à le retrouver. À celui qui l’aiderait à retrouver l’animal, il promettait de lui offrir non-seulement la bête, mais aussi son harnachement. Les gens lui demandèrent alors pourquoi il se tracassait tant de vouloir retrouver son âne s’il voulait le donner à qui le retrouverait…

– Vous ne connaissez donc pas le plaisir de celui qui retrouve ce qu’il avait perdu ?

Je cherche mon être essentiel, mon dieu intérieur, parce que je l’ai perdu. Quelque part, notre civilisation l’a perdu. (Si vous n’aimez pas le terme de dieu intérieur, vous pouvez dire l’âme, l’inconscient, la nature intérieure, l’essence, ce que vous voulez.) J’ai lutté toute ma vie pour le retrouver. Je savais que quelque part, il y avait quelque chose, une lumière en moi. Lorsque je le découvre, j’ai le plaisir d’avoir retrouvé ce que je savais posséder ; alors, il me faut le donner et me dissoudre dans le monde. Tout le travail spirituel nous mène au don de soi.

Il n’y a pas un être réalisé qui ne se soit donné au monde, à l’Univers. Aimer, c’est obtenir pour partager. Quand j’aime, je cherche l’amour, Quand je le trouve, je le partage tout de suite. Je ne le partage pas seulement avec mon partenaire, mais aussi avec sa famille, avec la famille que nous formons ensemble, avec les amis, etc.

L’amour non partagé n’existe pas. C’est une névrose, un égoïsme, une folie. Je cherche l’amour à deux pour le partager et être une lumière dans le monde. Je voulais simplement former un couple, et voilà que je me suis retrouvé avec cinq enfants. Quelle surprise d’avoir et d’être une famille ! je ne m’en repens pas, car chaque enfant qui est venu m’a un peu plus ouvert le cœur, m’a conduit au travail et à l’angoisse, au psychodrame de pardonner à mes parents, etc. Il m’a conduit à découvrir l’amour et à les aimer tous.

Chaque être qui apparaît dans notre vie est une bénédiction. Un chat, une plante, un ami, tout ! Un collaborateur, un employé, un maître… quelle joie !

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Une réflexion sur “L’âne perdu

  1. Oui c’est une vraie bénédiction, c’est pourquoi j’ai la joie aujourd’hui de caresser un âne, une vache et une chèvre…quel tendresse dans leur regard! et le gateau sur la cerise, encore un cadeau de la VIE, j’ai sauvé la vie à un bourdon… QUELLE JOIE!!!!!

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