Pousser en tirant sur la queue

De Milton Erickson :

Quand il était jeune, sa famille vivait dans une ferme, et un jour il trouva son père devant la porte de l’étable en train de pousser de toutes ses forces l’âne à l’aide des brides pour le faire entrer à l’intérieur de l’étable. L’âne, entêté comme il se doit, demeurait impassible comme un résistant passif dans une opposition obstinée. Erickson demanda la permission à son père de le laisser essayer avec sa propre méthode. Il s’approcha de l’âne par derrière puis il tira fortement sur sa queue et ainsi, l’âne, maintenant son opposition entra simplement dans l’étable, accomplissant ainsi la tâche.

Joan Garriga Bacardí fait ce commentaire :

L’histoire exprime, de manière très compréhensible, l’intérêt qu’il y a à ne pas s’opposer frontalement à la résistance en créant ainsi un circuit de forces polarisées mais plutôt à s’allier avec celle-ci pour même l’amplifier au passage, au lieu d’imposer une épreuve de force dans laquelle le thérapeute devrait se proclamer vainqueur. Tous les thérapeutes savent que le patient désire changer tout autant qu’il souhaite conserver son status quo, la problématique et la souffrance. Si le thérapeute pousse avec trop d’acharnement dans la direction du changement, cela produira chez le patient un effort pour retenir sa problématique.

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