L’arbre généalogique (la collecte de données, la phase intellectuelle)

Dans la psychogénéalogie on considère que la personne qui fait son arbre devient le héros ou l’héroïne de sa famille. Comme le dit Marianne Costa, « Un arbre généalogique est une prise de conscience ».

Après avoir découvert le piège de notre arbre généalogique, qui, comme nous l’avons vu à l’article précédent, est dissimulé dans le « but de vie » que nous formulons, passons à présent à la construction de l’arbre.

La première étape de ce processus de collecte de données est purement intellectuelle. C’est la base pour pouvoir ultérieurement interpréter et obtenir des indices sur la dynamique familiale.

Nous nous concentrerons sur nos frères et sœurs, nos parents, les oncles et les tantes, les grands-parents et leur fratrie, et enfin les arrières grands parents. Nous commencerons par consacrer un moment à collecter des informations sur chacun d’entre eux.

Après avoir interrogé directement les personnes vivantes de notre famille, nous pouvons consulter les registres d’état civil et les registres paroissiaux pour compléter nos recherches. Nous recommandons d’organiser les données de façon ordonnée dès le début, en fonction de notre style propre, pour pouvoir y accéder facilement par la suite.

Nous pouvons nous demander: quelles sont les données nécessaires?
– Prénoms et Noms
– Dates de naissance, de mariage et de décès.
– Cause précise du décès
– Profession
– Enfants morts, avortements volontaires et involontaires.
– Maladies et événements importants (ruines, réussites, divorces, secrets, anecdotes bizarres, accidents, changement de pays, prison, viol, etc.)
– Avoir une idée de la relation affective que nos parents avaient avec les leurs quand ils étaient enfants.
– Il est utile de méditer sur les parties manquantes et de laisser l’imagination, l’inconscient, remplir les espaces inconnus.

Il est clair qu’il nous restera des lacunes, des personnes sur lesquelles nous ne savons rien, des « blancs » qui feront apparaître des coupures dans la transmission intergénérationnelle. Plus loin, nous verrons que les manques d’informations aussi nous apportent de précieux indices.

La question suivante est : comment présenter ces informations? Voyons l’exemple suivant, qui concerne l’arbre généalogique d’Einstein.

Dans le jargon de l’arbrologue, c’est ce qu’on appelle « faire l’arbre », c’est-à-dire dessiner sur une grande feuille de papier le diagramme dans lequel nous ferons apparaître ces données que le psychogénéalogiste tient pour essentielles pour parvenir à cette prise de conscience, clé pour atteindre notre objectif, notre but de vie, formulé en une phrase concise écrite en haut de la feuille.

Lorsque vous considérez avoir toutes les informations possibles, vous pouvez faire l’exercice de répondre aux questions suivantes, que nous vous présentons en plusieurs groupes ci-dessous. Cela vous servira à compléter le processus, à récapituler :

Il est très important de prendre son temps, ne vous découragez pas devant l’apparente avalanche d’informations, plus on a d’éléments plus la tache sera aisée. Le simple fait de commencer à réunir des données, ou même de lire cet article, est déjà un premier pas.
« Un voyage de mille kilomètres commence toujours par un pas », comme le disait Lao-Tseu. Certains arbrologues disent qu’il faut au moins trois semaines, mais c’est variable et cela dépend du temps que l’on consacre à la recherche.

Pour terminer ce « premier assaut », voyons une réflexion de Jung sur ce thème :

« Tandis que je travaillais à mon arbre généalogique, j’ai compris l’étrange communauté de destin qui me rattache à mes ancêtres. J’ai très fortement le sentiment d’être sous l’influence de choses ou de problèmes qui furent laissés incomplets ou sans réponse par mes parents, mes grands-parents et mes autres ancêtres. Il semble souvent qu’il y a dans une famille un karma impersonnel qui se transmet des parents aux enfants. J’ai toujours pensé que, moi aussi, j’avais à répondre à des questions que le destin avait déjà posées à mes ancêtres, mais auxquelles on avait encore trouvé aucune réponse, ou bien que je devais terminer ou tout simplement poursuivre des problèmes que les époques antérieures laissèrent en suspens« .

C.G. Jung « Ma vie »

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