Il était une fois un enfant qui avait aussi des droits…

Aujourd’hui, dans le journal numérique “Le Monde.es” on peut lire cette nouvelle :

« L’organisation Globale Humanitaire, qui réalise des projets de développement durable et humanitaires en l’Amérique Latine, en Asie et en Afrique, présente dans le terminal deux de l’aéroport de Madrid, « Il était une fois un enfant », dans le but de “garantir les droits de la population infantile”.

La campagne offrira au public une “exposition de photographies, un travail audiovisuel, dans lequel sont utilisés des instantanés de l’exposition, de la musique et du texte ; et un monographie, qui  explique la mission du « Projet Protect Cambodge“, selon la Bande la Plume, attaché de presse de l’Organisation Globale Humanitaire.

Profitons-en pour rappeler ce qu’Alejandro Jodorowsky a dit sur les droits que nous avons tous et tout spécialement les enfants :

– Tu devrais avoir le droit d’être engendré par un père et une mère qui s’aiment.

– Tu devrais avoir le droit de n’être ni un accident ni une charge, mais un individu attendu et désiré avec toute la force de l’amour, comme le fruit qui donne du sens au couple, lequel devient désormais une FAMILLE.

– Tu devrais avoir le droit de naître avec le sexe que la nature t’a donné, indépendamment de celui auquel tes parents aspiraient.

– Tu devrais avoir le droit d’être pris en considération dès le premier mois de ta gestation.

– Tu devrais avoir le droit à une profonde collaboration : l’envie d’enfanter de la mère doit être aussi grande que l’envie de naître du bébé, fille ou garçon.

– Tu devrais avoir le droit d’avoir des parents protecteurs et toujours présents pendant ta croissance.

– Tu devrais avoir le droit, quand tu t’intéresses à une activité, de te voir offrir le plus grand nombre de possibilités afin que tu te développes dans le sentier que tu as choisi.

– Tu devrais avoir le droit de posséder un espace où pouvoir t’isoler pour construire ton monde imaginaire, de voir ce que tu veux sans que ton regard ne soit limité par des morales caduques, d’entendre ce que tu désires, même si ce sont des idées contraires à celle de ta famille.

– Tu as parfaitement le droit de ne pas être comparé ; aucun frère, aucune sœur ne vaut plus ou moins que toi, l’amour existe quand on reconnaît l’essentielle différence.

– Tu devrais avoir le droit d’être exclu de toute querelle entre tes parents, de ne pas être pris comme témoin dans les discussions, de ne pas être le réceptacle de leurs angoisses économiques, de grandir dans une ambiance de confiance et de sécurité.

– Tu devrais avoir le droit d’être éduqué par un père et une mère guidés par des idées communes, ayant aplani entre eux, dans l’intimité, leurs contradictions.

– S’ils divorcent, tu devrais avoir le droit de ne pas être obligé de voir les hommes avec les yeux pleins du ressentiment d’une mère, ni les femmes avec les yeux pleins du ressentiment d’un père.

– Tu devrais avoir le droit qu’on ne t’arrache pas du lieu où tu as tes amis, ton école, tes professeurs préférés.

– Tu devrais avoir le droit de ne pas être critiqué si tu choisis un chemin qui n’était pas dans les plans de tes parents ; d’aimer qui tu désires sans nécessité d’approbation, et, quand tu te sens capable, d’abandonner le foyer et de partir à vivre ta vie ; de dépasser tes parents, d’aller plus loin qu’eux, de vivre plus longtemps qu’eux.

– Enfin, tu devrais avoir le droit de choisir le moment de ta mort sans que personne, contre ta volonté,  te maintienne en vie.

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