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L’essence de la psychomagie 22 avril 2010

Nous ne sommes pas vraiment conscients que notre arbre généalogique décide à notre place dans notre vie.

Quand nous sommes face à un dilemme nous ne le voyons pas avec notre propre regard, en réalité c’est notre arbre généalogique qui prend la décision. Décision basée sur le poids du passé, dans la répétition. Cela nous fait stagner, entrer dans des dynamiques répétitives, donnant toujours la même réponse à un même problème.

Face aux blessures nous avons deux options, les guérir ou les exalter en les transformant en quelque chose d’artistique. Il sera toujours mieux de guérir que de traiter, puisque tout traitement cherche seulement à nous maintenir tels que nous sommes, sans véritable mutation ou transformation de l’être .

Pour atteindre cette mutation recherchée nous pouvons nous servir de la psychomagie. Comme le dit Alejandro Jodorowsky :

« Quand nous faisons quelque chose que nous n’avons jamais fait avant, nous sommes déjà sur le chemin de la guérison ».

L’effet de surprise est très important pour pouvoir sortir de ces cercles qui apparaissent sous forme d’habitudes mentales, émotionnelles, sexuelles et corporelles. Il nous dit qu’au moment où nous rompons ces limites qu’on nous a imposé dans notre famille, société et culture, nous découvrons que nous sommes aussi infinis que l’univers.

Jodorowsky dit les mots suivants :

« Il faut faire quelque chose que nous n’avons jamais fait avant et plus difficile ce sera, meilleur ce sera ».

Là est l’essence de la psychomagie, parvenir à sortir du moule dans lequel nous sommes engoncés.

ACTES PSYCHOMAGIQUES

 

Cinq points pour commencer à interpréter l’arbre généalogique 9 décembre 2009

Imaginons que les données que nous avons collectées sont disposées sur une feuille et organisées en quatre niveaux (voyons ici un arbre généalogique pour clarifier ce point) 

En bas, nous mettrons nos frères et soeurs, l’aîné à gauche et les autres disposés par âges respectifs, jusqu’au plus jeune à droite. (Rappelons nous que dans notre culture on écrit de gauche à droite)

1 .- Quelle est ta place dans ta fratrie ? Quelques notes rapides sur ce que l’on appellera l’ego matériel : Tous les problèmes au sein de la fratrie peuvent conduire à des difficultés avec l’argent, les possessions, le territoire. Rappelons nous que les problèmes non résolus avec la fratrie, une fois adulte, se transfèrent dans le couple, dans les relations amicales, professionnelles ou de voisinage. Il y a tellement de variables qui interagissent dans la psyché de chaque individu qu’il serait impossible d’établir des correspondances universelles. Néanmoins, il y a certaines corrélations qui se répètent assez souvent :

- Tu es enfant unique et tout l’espace est pour toi. Cependant, tous les projets que tes parents avaient pour “leurs enfants” retombent sur toi. Peut-être que dans la vie tu as du mal à comprendre la notion de hiérarchie, et qu’il te coûte de partager.

- Le second fils lorsque l’aîné est un garçon ou la seconde fille lorsque l’aînée est une fille. Peut-être t’espéraient-ils d’un autre sexe… En général celui qui naît en second accepte bien les deuxièmes rôles, et développe ses capacités avec ardeur pour tenter d’accéder aux privilèges du premier-né.

- Il y a une relation directe entre le nombre d’années de différence entre frères et soeurs et le droit à “occuper tout le territoire disponible pour un enfant”. Disons que plus deux enfants naissent de façon rapprochée, plus la famille les traite inconsciemment comme un seul. Ainsi, par exemple, si l’un est intelligent, beau, ordonné, artiste et mange bien, l’autre est affectueux, amusant, distrait, travailleur et mange peu. Mais attention ! Qu’il n’advienne pas à l’intelligent d’être drôle, c’est le territoire de l’autre !…

- Le petit dernier : ils ne veulent pas qu’il grandisse, et le confortent dans une adolescence perpétuelle. Généralement celui-ci est très lié à l’un des parents, et en les maintenant à un stade adolescent, entretient leur fantasme de jeunesse éternelle: “Si ce petit ne grandit pas, on ne vieillit pas” (derrière se cache la peur de la mort). Ainsi, lorsque le petit quitte la maison, le père, la mère ou les deux développent des maladies ou accélèrent le processus de vieillissement, ce qui pousse l’enfant à un retour total ou partiel. Ils lui attribuent inconsciemment la mission de soignant, qu’il accepte alors afin d’expier son sentiment de culpabilité.

- Tu es juste au milieu, tu reproduis des choses du grand et du petit: ils t’ont donné la position la plus complexe. Souvent, la vie est une véritable lutte pour trouver ta place.

- Tu as un frère ou une soeur qui a 10 ans de plus que toi : concrètement il ou elle se comporte plus comme un père ou une mère envers toi. Ainsi, tu te retrouves enfant unique, mais avec plus de deux parents, ce qui aboutit souvent à tous leur désobéir ou à des conflits de loyauté aliénants.

- Tu viens d’une grande fratrie : à un certain point, il n’y avait aucun moyen de subsister et l’exil a commencé… Tu a perdu ton territoire. Habituellement dans la fratrie des abus se produisent à tous les niveaux, avec le consentement conscient ou inconscient des parents.
2 – Les deux lignées.

Au dessus de notre fratrie, la moitié gauche est consacrée à notre lignée maternelle (notre mère et ses ancêtres), et la partie droite à la lignée paternelle.

- Sur quelle partie avons-nous le plus d’informations? Souvent, la partie sur laquelle nous avons davantage de données est celle qui a eu le plus d’influence sur notre éducation et notre formation. Il est très difficile que les deux lignées soient équilibrées.
- Les manques sont des échecs dans la transmission, et trahissent des conflits dans les générations antérieures. Il y a-t-il des secrets ? Des ruptures affectives ? Nous verrons plus loin que nous devons “remplir” ces manques avec des histoires réparatrices, chaque lacune devenant un récit plein de sens et de conscience. Ce que nous donnons à l’arbre nous l’offrons à nous-même.

- Portons-nous le prénom de l’un de nos oncles ou tantes ? D’un grand parent ? D’un arrière grand parent ? Si tel est le cas nous avons un noyau narcissique, que nous expliquons dans l’un des prochains chapitres. Pour le moment soulignons d’une couleur tous les noms de notre arbre qui ressemblent au nôtre. Vous pouvez pousser un cri de joie si votre nom ne se répète pas… Félicitations!

3 – La manière dont nos ancêtres ont trouvé la mort.

- Les accidents sont des suicides déguisés.

- Les problèmes cardiaques sont le résultat de difficultés émotionnelles 

En réalité, chaque maladie et chaque décès sont de précieuses sources d’informations sur la vie de l’ancêtre que nous sur lequel nous faisons des recherches, et sur ses relations avec ceux dont il partageait la vie.
4 – Âges auxquels nos parents se sont mariés et ont conçu des enfants.

- Presque tout dans l’arbre procède de la répétition, quand on cesse de répéter c’est que l’on avance. La fidélité aux parents fait que les enfants répètent leurs scénarios de vie encore et encore.

5 – Les métiers se répètent-ils ?

Quand une mère projette sur son enfant son propre père qui était charpentier, le petit commence immédiatement à jouer avec le marteau. Parfois, il n’est pas permis de dépasser le père médecin, alors l’enfant devient infirmier. Les entreprises familiales sont un régal pour le noyau incestueux, auquel nous consacrons aussi un chapitre.

 

L’arbre généalogique (la collecte de données, la phase intellectuelle) 9 décembre 2009

Dans la psychogénéalogie on considère que la personne qui fait son arbre devient le héros ou l’héroïne de sa famille. Comme le dit Marianne Costa, “Un arbre généalogique est une prise de conscience”.

Après avoir découvert le piège de notre arbre généalogique, qui, comme nous l’avons vu à l’article précédent, est dissimulé dans le “but de vie” que nous formulons, passons à présent à la construction de l’arbre.

La première étape de ce processus de collecte de données est purement intellectuelle. C’est la base pour pouvoir ultérieurement interpréter et obtenir des indices sur la dynamique familiale.

Nous nous concentrerons sur nos frères et sœurs, nos parents, les oncles et les tantes, les grands-parents et leur fratrie, et enfin les arrières grands parents. Nous commencerons par consacrer un moment à collecter des informations sur chacun d’entre eux.

Après avoir interrogé directement les personnes vivantes de notre famille, nous pouvons consulter les registres d’état civil et les registres paroissiaux pour compléter nos recherches. Nous recommandons d’organiser les données de façon ordonnée dès le début, en fonction de notre style propre, pour pouvoir y accéder facilement par la suite.

Nous pouvons nous demander: quelles sont les données nécessaires?
- Prénoms et Noms
- Dates de naissance, de mariage et de décès.
- Cause précise du décès
- Profession
- Enfants morts, avortements volontaires et involontaires.
- Maladies et événements importants (ruines, réussites, divorces, secrets, anecdotes bizarres, accidents, changement de pays, prison, viol, etc.)
- Avoir une idée de la relation affective que nos parents avaient avec les leurs quand ils étaient enfants.
- Il est utile de méditer sur les parties manquantes et de laisser l’imagination, l’inconscient, remplir les espaces inconnus.

Il est clair qu’il nous restera des lacunes, des personnes sur lesquelles nous ne savons rien, des “blancs” qui feront apparaître des coupures dans la transmission intergénérationnelle. Plus loin, nous verrons que les manques d’informations aussi nous apportent de précieux indices.

La question suivante est : comment présenter ces informations? Voyons l’exemple suivant, qui concerne l’arbre généalogique d’Einstein.

Dans le jargon de l’arbrologue, c’est ce qu’on appelle “faire l’arbre”, c’est-à-dire dessiner sur une grande feuille de papier le diagramme dans lequel nous ferons apparaître ces données que le psychogénéalogiste tient pour essentielles pour parvenir à cette prise de conscience, clé pour atteindre notre objectif, notre but de vie, formulé en une phrase concise écrite en haut de la feuille.

Lorsque vous considérez avoir toutes les informations possibles, vous pouvez faire l’exercice de répondre aux questions suivantes, que nous vous présentons en plusieurs groupes ci-dessous. Cela vous servira à compléter le processus, à récapituler :

Il est très important de prendre son temps, ne vous découragez pas devant l’apparente avalanche d’informations, plus on a d’éléments plus la tache sera aisée. Le simple fait de commencer à réunir des données, ou même de lire cet article, est déjà un premier pas.
“Un voyage de mille kilomètres commence toujours par un pas”, comme le disait Lao-Tseu. Certains arbrologues disent qu’il faut au moins trois semaines, mais c’est variable et cela dépend du temps que l’on consacre à la recherche.

Pour terminer ce “premier assaut”, voyons une réflexion de Jung sur ce thème :

Tandis que je travaillais à mon arbre généalogique, j’ai compris l’étrange communauté de destin qui me rattache à mes ancêtres. J’ai très fortement le sentiment d’être sous l’influence de choses ou de problèmes qui furent laissés incomplets ou sans réponse par mes parents, mes grands-parents et mes autres ancêtres. Il semble souvent qu’il y a dans une famille un karma impersonnel qui se transmet des parents aux enfants. J’ai toujours pensé que, moi aussi, j’avais à répondre à des questions que le destin avait déjà posées à mes ancêtres, mais auxquelles on avait encore trouvé aucune réponse, ou bien que je devais terminer ou tout simplement poursuivre des problèmes que les époques antérieures laissèrent en suspens“.

C.G. Jung “Ma vie”

 

Origines de la psychogénéalogie 9 décembre 2009

En Espagne, en Amérique latine et en France, on associe le terme “psychogénéalogie” à Alejandro Jodorowsky, qui l’a forgé tant par son œuvre littéraire (“L’arbre du Dieu pendu”, “L’enfant du jeudi noir”, “La danse de la réalité”…) qu’à travers ses conférences, ses apparitions télévisées, ses ateliers, ses interviews publiées dans la presse écrite et en ligne, et devant d’autres auditoires variés.

En tout cas Jodorowsky n’a jamais prétendu que ses déclarations étaient définitives et il ne se lasse pas de répéter que “la vérité n’est pas dans une seule tête, ce que je dis est vrai dans une certaine mesure et le risque de malentendu n’est jamais complètement écarté”.

Pour Jodorowsky, la psychogénéalogie est l’étude de l’arbre généalogique en tant que voie de connaissance dont la finalité est la guérison. Sa collaboratrice, Marianne Costa, et son fils, Cristobal Jodorowsky, apportent de précieuses réflexions et des points de vue qui enrichissent son paradigme initial. Dans les articles suivants, les auteurs de ce blog nous initient à cet art de guérison, en se basant principalement sur les enseignements d’Alejandro Jodorowsky, filtrés à travers leur compréhension et le mode d’expression qui leur est propre. Il s’agit d’établir une somme de connaissances sur la psychogénéalogie, avec un “ciment Jodorowskien”, pour les partager avec les lecteurs de Plan Créateur.

Nous tenons à ajouter qu’il s’agit seulement de ce que nous avons cru comprendre de ses théories, ainsi nous recommandons vivement de recourir, dans la mesure du possible, à la “source”, à l’origine. De plus, nous savons qu’un livre sur psychogénéalogie écrit par Marianne Costa et Alejandro Jodorowsky sera bientôt disponible à la vente. Livre qui sans doute établira les lignes directrices de cette discipline, avec la sagesse que confèrent plus de quarante ans de dévouement à cet art.

Le thème qui nous occupe a été abordé depuis des décennies par différents courants de psychothérapie.
Dès ses débuts, la psychanalyse a affirmé que la vie psychique de tout individu dépendait de sa relation avec sa famille, et en particulier avec ses parents. Pour Freud, la nature des liens entre enfants et parents pendant la petite enfance joue un rôle décisif dans la constitution de la personnalité adulte ; l’origine de la névrose se situant fondamentalement dans les pulsions réprimées au cours de cette première étape de la vie.

Plus tard, Jung est allé plus loin et a défendu l’existence de ce qu’il a appelé l’inconscient collectif. Lui-même a profondément étudié son arbre généalogique.
Nous pouvons citer des auteurs comme Anne Ancelin Schützenberger, J. Levy Moreno, Didier Dumas, Gregory Bateson, Virginia Satir, Fritz Perls, Milton Erickson, Carl Whitaker, L. Moreno, Bert Hellinger. Enfin, dans notre culture, la psychologie systémique et le système des constellations familiales constituent des courants largement connus et utilisés en psychothérapie.

Tous ont apporté des enseignements précieux quant à l’influence de la famille sur le psychisme et le mode d’action dans le monde de chaque individu. Il nous semble que l’important n’est pas de choisir l’un ou l’autre de ces courants, mais de prendre en chacun d’eux ce qui se révèle utile à telle personne à tel moment.

Si vous êtes arrivés jusqu’ici, vous devez vous demander : Pour quelle raison peut-il être intéressant d’avoir recours à la psychogénéalogie?
La psychogénéalogie nous aide à comprendre la nature généalogique de nos relations, et à découvrir les forces créatrices que notre famille renferme. Elle nous révèle les dynamiques qui mènent les identifications et les implications d’une génération à l’autre et qui entravent notre vie.

Il semble que le fait de travailler sur ses propres racines est un exercice des plus salvateur qui soit. Depuis notre plus jeune âge, nous apprenons l’histoire de notre pays et de notre culture, il est ainsi d’autant plus étrange que nous ne prêtons aucune attention à notre histoire familiale.

Alejandro Jodorowsky dit que si la psychanalyse fut la grande révolution du XXe siècle, la psychogénéalogie est destinée à être celle du XXIe siècle.

Pour en savoir plus sur la psychogénéalogie cliquez ici.

 

Le cerveau, temple de l’ego intellectuel 4 décembre 2009

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On peut considérer le cerveau comme l’ordinateur personnel de notre corps. C’est celui qui exige et gère toute l’information. Il centralise, stocke et fait circuler les données nécessaires à la vie.

Disons que les problèmes cérébraux, légers ou graves, surviennent d’un conflit dans l’ego intellectuel qui peut passer par une contradiction ou par une interdiction. Vivre ce qui est émotionnel ou ce qui est sexuel dans la tête, provoque une grande tension et aboutit généralement à la maladie.

Les problèmes cérébraux sont un indicateur qui nous avertit de nos difficultés au moment de diriger notre vie. Tout déséquilibre cérébral indique notre incapacité à changer d’idées et de manière de penser.

Les plus communs sont les maux de tête, qui symbolisent généralement que nous exigeons trop de nous-mêmes et que nous nous dévalorisons. Peut-être utilisons-nous des expressions comme : « j’en ai par dessus la tête » ou « je marche sur la tête ». Le mal de crâne nous empêche de voir, d’entendre et de bien sentir. C’est à dire qu’il nous éloigne de nos nécessités vitales.

Deuxièmement, il y a les migraines. Douleurs intenses d’un côté de la tête, souvent accompagnées nausées et des vomissements, qui peuvent durer de quelques heures à plusieurs jours. Elles peuvent apparaître quand nous ne nous accordons pas le droit d’être ce qu’en vérité nous voulons être. On vit dans le « je ne peux pas », jusqu’à l’extrême de vivre dans l’ombre de quelqu’un que nous considérons comme ayant beaucoup de pouvoir. En outre, cette indisposition est associée aux difficultés sexuelles, puisque nous nous déconnectons de notre ego sexuel-créatif. Quand un désir n’est pas accepté au niveau sexuel, qu’il est intellectualisé, mais pas satisfait, on le « digère » mal, il endommage la tête et on le vomit.

Des problèmes d’une plus grande gravité :

La tête symbolise aussi le père et tous les ancêtres paternels. Si les relations au père archétypal sont troublées, les fonctions cognitives seront rendues chaotiques et si le manque de père nous assaille, la tête explose.

- La commotion cérébrale est généralement provoquée par un accident ou par un coup porté à la tête. Très fréquemment on entend dire que le hasard n’existe pas.

Nous pouvons l’interpréter comme un message que notre partie divine nous lance pour que nous changions, pour que nous nous transformions en ce qu’en vérité nous voulons être.

- La thrombose cérébrale et les accidents vasculaires cérébraux sont provoqués par la rupture d’une artère à la suite d’un caillot. Il apparaît que dans une telle situation on nous demande d’analyser les obstacles qui bloquent notre joie de vivre.

- La tumeur cérébrale est une formation qui se développe aux dépens du tissu cérébral. Selon la psychogénéalogie, cela veut dire qu’elle peut être en rapport avec un secret qui devrait surgir à la surface. Dans notre culture, c’est un mot très craint, puisqu’il est associé au décès.

- Les accidents cérébraux, par des lésions externes ou internes, peuvent être des messages de l’arbre pour qu’on guérisse un secret bien gardé de l’arbre, normalement dans la strate des arrière-grands-parents, siège primaire de notre ego intellectuel.

Normes prophylactiques pour le cerveau :

*Nous devons guérir les secrets de l’arbre. Là où il y a des lacunes de mémoire ou de connaissance, nous devons créer de belles histoires positives pour chacun de nos ancêtres inconnus.

*Nous devons guérir la relation au père. Ne gardons pas les rancœurs, mieux vaut faire face que se plaindre.

*Nous devons satisfaire notre sexualité.

*Nous devons éviter les contradictions entre le désir, la nécessité, l’action et la pensée.

*Nous devons répartir l’énergie dans le nos quatre centres, le déséquilibre ou l’interdiction crée aussi la maladie.

Autres articles du Plan créatif sur le même thème :

La consommation d’énergie du cerveau, chargée du processus d’auto-guérison.

Les hémisphères du cerveau

 

Un décalogue pour élever des jumeaux 8 novembre 2009

Cette photo vue sur Internet éveille mon regard psychogénéalogique.

Quand naissent des faux jumeaux, des jumeaux ou des enfants très rapprochés, les parents tendent fréquemment à les traiter comme un seul enfant. Ils projettent sur deux êtres, ce qu’ils projetteraient sur un seul et cela porte préjudice au développement de l’individualité de chacun d’eux. Comme le dit Jodorowsky, le bonheur est d’être ce que l’on est, non ce que les autres veulent que nous soyons. “Partager le territoire” d’un entre deux, est un abus, puisque nous leur volons le droit d’être un être complet depuis leur venue au monde.

Nous proposons 10 principes simples pour éviter que ceci se produise.

1. – Ne pas les habiller pareil dès leur naissance, et même quand ils auront l’âge de choisir leurs vêtements.

2. – Ne pas “partager le territoire”, dans le sens où chacun peut pleinement se développer dans l’intellectuel, l’émotif, le créatif et le matériel. Il est très fréquent dire de deux frères : “celui-ci est habile, et celui-ci le maladroit”, ou “celui-ci à de la chance, celui-ci est malchanceux”, ou “celui-ci c’est l’artiste, celui-ci n’a pas de talent” ou encore “celui-ci est affectueux, celui-ci est bourru” …

3. – Les espaces individuels. Si c’est possible, chacun doit avoir son habitat, sa chambre. Si ce n’est pas possible, Marquer l’espace privé de chacun avec des paravents ou une ligne simple au sol.

4. – Permettre qu’ils choisissent leurs jouets et leurs livres. Parfois, pour éviter une jalousie, on leur achète “des cadeaux par paire” et eux par loyauté, peuvent se mettre à imiter l’autre, jusqu’au point d’arrêter de demander ce qu’ils désire.

5. – Les conduire individuellement aux anniversaires de leurs amis. Il est aussi très fréquent que l’un se glisse aux fêtes auxquelles l’autre est invité. Chacun doit avoir son réseau de relations qui peut ou pas coïncider avec celles de l’autre.

6. – Les cours extrascolaires et les activités sportives sont séparées, pour respecter leurs goûts personnels.

7. – S’il est possible, il serait bon que chacun ait un groupe différent de l’autre en classe, ainsi les comparaisons continues et les références “au frère de …” seraient évitées.

8. – Ne pas faire de bloc “père – enfant 1 / mère – enfant 2″. Les relations dans le système familial se doivent d’être dynamiques, ne pas faire “de couples stables”.

9. – Ne les comparer à personne. On a l’habitude de dire “celui-ci vient de la branche paternelle et celui-ci de la maternelle”, “comme son oncle”, “comme sa grand-mère” … Quand un enfant est comparé à un parent, c’est comme le programmer pour qu’il finisse par être comme lui.

10.-Faire attention même aux plus petits actes quotidiens, comme changer les places à table ou en voiture. Chaque lieu physique représente un lieu dans la hiérarchie de pouvoir au sein de la famille. Évitons des lieux stagnants. Utiliser des tables rondes et dans la voiture, en respectant les normes de sécurité, tournez les sièges.

Pour mémoire : Alejandro Jodorowsky parle des droits de chaque être qui vient au monde.

 

Il était une fois un enfant qui avait aussi des droits… 8 novembre 2009

Aujourd’hui, dans le journal numérique “Le Monde.es” on peut lire cette nouvelle :

“L’organisation Globale Humanitaire, qui réalise des projets de développement durable et humanitaires en l’Amérique Latine, en Asie et en Afrique, présente dans le terminal deux de l’aéroport de Madrid, “Il était une fois un enfant”, dans le but de “garantir les droits de la population infantile”.

La campagne offrira au public une “exposition de photographies, un travail audiovisuel, dans lequel sont utilisés des instantanés de l’exposition, de la musique et du texte ; et un monographie, qui  explique la mission du “Projet Protect Cambodge“, selon la Bande la Plume, attaché de presse de l’Organisation Globale Humanitaire.

Profitons-en pour rappeler ce qu’Alejandro Jodorowsky a dit sur les droits que nous avons tous et tout spécialement les enfants :

- Tu devrais avoir le droit d’être engendré par un père et une mère qui s’aiment.

- Tu devrais avoir le droit de n’être ni un accident ni une charge, mais un individu attendu et désiré avec toute la force de l’amour, comme le fruit qui donne du sens au couple, lequel devient désormais une FAMILLE.

- Tu devrais avoir le droit de naître avec le sexe que la nature t’a donné, indépendamment de celui auquel tes parents aspiraient.

- Tu devrais avoir le droit d’être pris en considération dès le premier mois de ta gestation.

- Tu devrais avoir le droit à une profonde collaboration : l’envie d’enfanter de la mère doit être aussi grande que l’envie de naître du bébé, fille ou garçon.

- Tu devrais avoir le droit d’avoir des parents protecteurs et toujours présents pendant ta croissance.

- Tu devrais avoir le droit, quand tu t’intéresses à une activité, de te voir offrir le plus grand nombre de possibilités afin que tu te développes dans le sentier que tu as choisi.

- Tu devrais avoir le droit de posséder un espace où pouvoir t’isoler pour construire ton monde imaginaire, de voir ce que tu veux sans que ton regard ne soit limité par des morales caduques, d’entendre ce que tu désires, même si ce sont des idées contraires à celle de ta famille.

- Tu as parfaitement le droit de ne pas être comparé ; aucun frère, aucune sœur ne vaut plus ou moins que toi, l’amour existe quand on reconnaît l’essentielle différence.

- Tu devrais avoir le droit d’être exclu de toute querelle entre tes parents, de ne pas être pris comme témoin dans les discussions, de ne pas être le réceptacle de leurs angoisses économiques, de grandir dans une ambiance de confiance et de sécurité.

- Tu devrais avoir le droit d’être éduqué par un père et une mère guidés par des idées communes, ayant aplani entre eux, dans l’intimité, leurs contradictions.

- S’ils divorcent, tu devrais avoir le droit de ne pas être obligé de voir les hommes avec les yeux pleins du ressentiment d’une mère, ni les femmes avec les yeux pleins du ressentiment d’un père.

- Tu devrais avoir le droit qu’on ne t’arrache pas du lieu où tu as tes amis, ton école, tes professeurs préférés.

- Tu devrais avoir le droit de ne pas être critiqué si tu choisis un chemin qui n’était pas dans les plans de tes parents ; d’aimer qui tu désires sans nécessité d’approbation, et, quand tu te sens capable, d’abandonner le foyer et de partir à vivre ta vie ; de dépasser tes parents, d’aller plus loin qu’eux, de vivre plus longtemps qu’eux.

- Enfin, tu devrais avoir le droit de choisir le moment de ta mort sans que personne, contre ta volonté,  te maintienne en vie.

 

Approches du concept de psychogénéalogie 6 novembre 2009

Alejandro Jodorowsky :

La psychogénéalogie part du principe que certains comportements inconscients sont transmis de génération en génération et empêchent au sujet de se réaliser.Pour qu’un individu prenne conscience de ces comportements et qu’il puisse s’en détacher, il est nécessaire qu’il étudie son arbre généalogique. On pourrait dire, que nous sommes parfois « possédés » par nos familles, particulièrement les relations avec nos parents jouent un rôle fondamental dans la formation de la psyché de l’individu, c’est pourquoi il s’avère indispensable de délier ces « nœuds » avec le passé, et se décharger du poids des expériences de vie qui ne nous correspondent pas.

L’arbre vit en moi. Je suis l’arbre. Je suis toute ma famille. Personne n’a de problèmes individuels parce que toute la famille est toujours en jeu. Le parent inconscient existe. Dès le moment où quelqu’un prend conscience de quelque chose, tous les siens aussi en prennent conscience. Cette personne devient une lumière. Si un individu fait son travail, tout l’arbre est purifié.

Marianne Costa :

L’arbre généalogique est à la fois notre plus grand piège et notre trésor le plus précieux. Piège qui nous trahit pour que nous restions fidèlement liés à des contrats inconscients. Trésor qui nous engendre et nous donne la possibilité de vivre en développant notre conscience.

Nous travaillons avec un organisme vivant. L’arbre généalogique n’est pas un fossile enterré, il vit et il est constamment transformé à chaque nouvelle génération et c’est pourquoi nous n’utilisons pas une technique de travail “à la chaîne”. La psychogénéalogie de Jodorowsky propose une forme de travail artistique.

Les accords émotionnels et de conduite enregistrés par notre lignée dans notre inconscient personnel , notre moi inconnu et mystérieux, déterminent notre position face à la vie et conduisent nos actes irrémédiablement à des répétitions de schémas pénibles dans différents domaines personnels, dont nous pouvons difficilement échapper. L’analyse psychogénéalogique de notre arbre, nous révèle les causes originelles de ces schémas. Cette vision et sa compréhension en soi déjà s’avère curative mais nous pouvons faire un pas de plus vers le dépassement de ces routines blessantes qui nous privent d’une vie de plénitude et deconscience.

Cristóbal Jodorowsky :

La généalogie est un langage de précision mathématique, un système de répétitions avec des dates, maladies, décès, situations, noms : cartes neurologiques qui sont parcourues et se transmettent de génération en génération.

Nous sommes les transporteurs des conflits non résolus de notre arbre et cela nous transforme en boucs-émissaires en nous faisant souffrir, nous empêchant de nous aimer, d’avoir des relations sexuelles, de les réaliser… d’être heureux, en définitive. La mémoire de notre arbre généalogique est toujours présente.

Fréquemment les parents projettent leurs images ou désirs sur leurs enfants, par ce que l’on appelle le projet parental. Avec lui, ils nous imposent subtilement un rôle, une personnalité et, en dernier ressort, un destin auquel on doit s’adapter pour ne pas être rejeté par le clan.

Parfois pour expliquer un geste que nous faisons, une attitude ou une douleur, il est nécessaire de remonter à presque quatre générations. Il y a des éléments que nous répétons.

Pour nous imposer ce destin, les parents utilisent le langage non verbal propre à chaque famille, fait de regards, des silences et des gestes. Et parfois, apparaissent même les ordres littéraux comme : « tu seras un raté ». Quand on pénétrera les secrets subliminaux de l’arbre, les dates de naissances, les maladies, décès ou mariages, on découvre habituellement des correspondances surprenantes. Réaffirmer les liens subtils que l’esprit établit avec ce qui nous entoure.

Si nous sommes capables de transformer notre mythe familial, cela change aussi l’Univers. Le bien que tu fais, comme il dit la Bible, se répercute sur mille générations.


Gabriela Rodriguez (élève d’Alejandro Jodorowsky) :

Tout est dans l’arbre généalogique, par conséquent nous devons faire des recherches dans l’arbre familial. Cette méthodologie a sa base dans laquelle tous les problèmes viennent de nos ancêtres. Nous sommes toute notre famille, nous marchons avec nos ancêtres, nous portons leur histoire sur le dos, et cette histoire est vivante et et apparait dans différentes circonstances, âges et générations.

L’arbre nous conditionne de toutes les manières imaginables. Il influence tout : « nous sommes possédés par notre arbre ». Nous connaissons tellement peu de notre famille, que cela se déplace inconsciemment derrière la scène rationnelle et guide notre vie. Il nous guide, c’est pourquoi nous l’appelons le destin familial : il nous influence sur le plan matériel : (économique, du travail, santé/maladie) sur le plan émotionnel : (relations de couple, fils, etc. amitiés) sur le plan sexuel créatif, sur le plan intellectuel, enfin, dans tout parce que nous venons d’un arbre, en tant qu’enfant nous sommes le fruit de ce destin familial et ensuite reproduisons la même chose par inconscience car dans notre culture occidentale nous ne donnons pas de valeur à nos racines, à nos ancêtres , nous ne connaissons pas le histoires complètes et parce que dans toutes les familles il y a des secrets.

Nous guérissons l’arbre en réalisant ce que nous sommes authentiquement. En accomplissant notre destin personnel. En mettant en lumière nos racines, en connaissant notre arbre familial, c’est le but de la psychogénéalogie. Ensuite il faut résoudre les problèmes : c’est le but de la psychomagie.

 

Jodo parle du Tarot : "Faire son Arbre Généalogique : Conférence du 17 février 1999" 22 octobre 2009

Une nouvelle transcription du Cabaret mystique sur le site de l’École de Tarot de Barbara Clerc :

“Les questions que l’on se pose quand on monte son arbre :
- est-ce que je suis le protagoniste de ma vie ou pas ? Si je me vis en secondaire je dois cesser immédiatement et me donner une position de protagoniste.
- quel est mon antagoniste ? De quoi j’ai peur et si vous avez peur il faut y aller ! Faire face à l’ombre.
- découvrir qui est ton héros et ce qui est dans le futur le mettre dans le présent. Prendre son héros et le vivre comme on peut
- voir le piège de l’Arbre. Voir les répétitions
- voir quelle est ma situation intellectuelle, émotionnelle, sexuelle/créative, matérielle et quel est mon objectif, mes obstacles et comment en sortir.”

Lisez l’intégralité de la conférence ici :

http://www.ecoledutarot.com/lettrejodorowsky.php?id=131&ret=1

 

La Trilogie de l’arbre généalogique, par Marianne Costa 17 octobre 2009

Filed under: Marianne Costa,Psychogénéalogie — planscreateurs @ 7 h 59 min
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“La Trilogia”
(3 stages consécutifs pour approfondir l’arbre généalogique), Enseigné en Italien par Marianne Costa.
A 20mn de Florence, les 5-6 décembre, 9-10 janvier et 20-21 février.
Incriptions :
http://pantalux.blogspot.com/

 

 
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