
Nous portons tous en nous une dimension poétique, un regard sur le monde extérieur par les yeux de l’esprit et un voix pour exprimer ce qui vient directement de l’âme. Sans penser au fruit, mais plus à l’œuvre, nous vous offrons cet espace où échanger des phrases écrites en vers.
“N’ayons pas peur de la poésie. Elle, qui n’est qu’amour, transgresse les interdictions et ose regarder en face ce qui est invisible. Le poète, tel Orphée, descend aux enfers, au fond du langage, pour retrouver son âme. Grâce au miracle de ton apparition –les Muses ont décidé que tu en serais le témoin-, je veux te laisser mon image, celle d’un poète étranger aux qualités, à la réputation, aux lois ; sans nom ni âge ni pays ni état ni race ni histoire, pèlerin sur l’abominable chemin des formes, messager de l’essentiel, c’est à dire de soi-même, dédaignant les rêves du penser, faisant de tous les chemins son chemin.”
Alejandro Jodorowsky


Extériorisant le vide interne, nous le traduisons en vains discours où nous restons pris comme des mouches dans une toile d’ araignée.
En dépouillant l’ instant de toute amarre avec sa propre transcendance nous démolissons la vie, même réfugiés dans l’ ironie,
mais quand nous réalisons la connaissance de l’ âme, dans la densité de notre chair s’ installe une subtile transparence.
Abandonnant définitivement les mots, situés dans la plénitude de l’ harmonie, nous recevons la révélation du silence.
Alexandro Jodorowsky, “L’ échelle des anges”
Mon poète est celui qui se laisse porter emporter par le vent il en rit quand il le souffle dans le dos, il lui offre un large sourire quand il se glisse sur le visage…
Toutes”mauvaises herbes” sont belles à regarder tout dépend du regard que tu lui poses…
Mon poète a gardé une âme d’enfant tel un dervich tourneur il tourne sur lui même dans cette frénésie il envoie les plus beaux mots de la vie vers le ciel grand ouvert.
Dun coup mon regard a change
Le voile c’est peut être un peu lever
Je vois tous ces gens névrosé
Ce complaire , ce baignant , s imprègner
Ce nourrisant les un les autres…pour affirmer leur névrose
Putain … Je suis dans ma névrose !
Moment d’ intimité, tes seins rebondissants, je pense à la gravité et je souris.